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Haches de guerre

Du 21 juillet au 31 décembre 2010

L’EXPOSITION « HACHE DE GUERRE, LES BUCHERONS CANADIENS DANS LES FORETS NORMANDES »

 

VISITES COMMENTEES par Mathieu Le Goic, commissaire de l'exposition, le dimanche 1er aout à 15h et le samedi 16 octobre à 14h30.

 

 

UN ASPECT MECONNU DE LA VIE A L’ARRIERE : L’EXPLOITATION DU MONDE FORESTIER

 

La vie au front a fait l’objet de nombreux travaux de recherche, de publications, d’expositions.

Les historiens s’intéressent de plus en plus à l’arrière, dont l’essentiel de l’activité était tendu vers la zone des combats.

A travers les activités du corps forestier canadien à l’arrière, c’est un monde peu connu qui est donné à voir, des populations étrangères très importantes qui apparaissent au grand jour : troupes alliées affectées aux activités d’approvisionnement et de logistique, prisonniers de guerre allemands, travailleurs russes, marins scandinaves, objecteurs de conscience donnent aux régions éloignées du front une connotation militaire insoupçonnée.

Les efforts de production, la solidarité entre les populations locales et les troupes alliées, l’entente cordiale, le quotidien des troupes étrangères, les occasions de réjouissances transparaissent à la lecture des archives ou à l’examen des photographies.

 

La première exposition consacrée au corps forestier canadien en France

La présente exposition a pour ambition de faire mieux connaître une contribution méconnue des Canadiens à la première guerre mondiale. Si la présence ces Canadiens sur le front est bien connue des historiens, leur rôle dans la mobilisation des ressources forestières anglaises et surtout françaises pour l’effort de guerre n’a laissé dans la mémoire collective que des traces très diffuses, les principaux départements concernés ayant conservé peu de sources de la présence canadienne sur leur sol.

La découverte dans les fonds iconographiques des Archives de l’Orne d’une photographie de bûcherons canadiens autour d’une locomotive de la 1st canadian forest company en forêt de SaintÉvroult a amené le Département de l’Orne à reconstituer le fil de cette histoire dans l’Orne, en Normandie et, dans une moindre mesure, sur le territoire national. Si quelques travaux de recherche très ponctuels ont été réalisés, aucune exposition n’a à ce jour illustré le rôle du corps forestier canadien.

 

 

LE PARCOURS DE VISITE

 

De nombreux documents inédits

L’exposition Haches de guerre a sollicité les ressources documentaires et iconographiques de nombreuses institutions britanniques (Imperial war museum, National library of Scotland), canadiennes (Bibliothèque et Archives du Canada, Musée de la guerre du Canada, Office national du film du Canada) et françaises.

Les sources archivistiques officielles (archives militaires, préfectorales, judiciaires), la presse locale, figurent dans le parcours de l’exposition, structuré autour de ressources iconographiques inédites de grand intérêt.

 

Des films anglais, canadiens et français

Les autorités britanniques et françaises ont eu à cœur de fixer sur la pellicule l’action du corps forestier canadien ou encore la célébration du Dominion Day sur une plage de Deauville. Ces films conservés par l’Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense, l’Imperial war museum de Londres et l’Office National du Film du Canada sont présentés dans l’exposition.

 

Un ensemble exceptionnel de photographies

L’exposition offre à la découverte le plus vaste ensemble de photographies jamais réuni sur ce thème. Outre le fonds des Archives de l’Orne, qui comprend plusieurs dizaines de photographies du corps forestier canadien à l’œuvre, et les fonds des institutions partenaires, le fonds de photographies (plus de 600) réalisées par Paul Lancre en 1918 et 1919 en forêt de Bellême constitue une documentation d’un intérêt exceptionnel. Photographe amateur à La Perrière, Paul Lancre a fixé sur ses plaques photo les hommes, les gestes, les matériels, les fêtes, les cérémonies comme les moments tristes avec un sens remarquable du cadre et de la composition et une méticulosité de documentariste.

 

Munnings, peintre anglais aux côtés du corps forestier canadien en France

Alfred Munnings, peintre anglais qui deviendra par la suite président de la Royal academy of arts, est chargé de fixer sur la toile l’activité du corps forestier canadien. Il réalise 16 tableaux en forêts de Bellême, de Dreux, dans les Vosges et le Jura. Des fac-simile de ces peintures sont présentées dans l’exposition.

 

Découvrez le corps forestier canadien en 3D en forêt de Bellême

A travers l’oeil du photographe Paul Lancre, ajoutez de la profondeur aux images de la première guerre mondiale. La stéréoscopie des plaques photographiques réalisées par Paul Lancre en 1918 et 1919 en forêt de Bellême est transposée par traitement numérique pour offrir une vision en 3D de l’image.

 

HEROS OU MARTYRS, Tourouvre et le Haut-Perche dans la tourmente de la Seconde Guerre Mondiale

Du 06 juin au 19 septembre 2010

La date du 13 Août 1944 a marqué les mémoires de la population de Tourouvre.

Des vitraux dans l’église et la rue du « 13 Août 1944 » commémorent ce tragique événement. Cependant, le temps passant, les souvenirs s’estompent. Lorsque l’on interroge les Tourouvrains, ils racontent que quelques jours avant la Libération, les Allemands ont pris des otages et en ont tué certains avant d’incendier le bourg. Cet épisode a choqué la population et a causé un traumatisme dans la mémoire collective. Si beaucoup de personnes ont connaissance des faits, peu savent ce qu’il s’est réellement passé et ignorent les causes de cet acte répréhensible. Cette exposition souhaite replacer ce massacre dans le contexte de la Libération de la France suite au débarquement des Alliés le 6 juin 1944. L’objectif de cette exposition est aussi de conserver le souvenir du 13 Août 1944 à Tourouvre.

Les souvenirs de cette époque sont focalisés sur le 13 Aout. Cette exposition propose donc d’élargir le propos de 1944 à 1950. De cette façon, tous les événements de l’arrivée des troupes allemandes dans la CDC du Haut-Perche jusqu’à la reconstruction seront passés en revue.

 

Quelles étaient les troupes d’occupation ? Y-a-t-il eu des mouvements de Résistances dans la région ? Quelles conséquences ont eu les décisions politiques nationales sur les événements locaux ? L’exposition apportera les réponses à toutes ces questions et permettra de faire la lumière sur cette période.

Du Perche au Nouveau-Monde, une aventure humaine

A partir du 17 mars 2010 dans la première salle d'exposition permanente

Implanté dans le Perche, le Musée de l’Emigration française au Canada a souhaité mettre en lumière l’importance de l’émigration percheronne vers la Nouvelle-France. Les historiens estiment qu’aujourd’hui que tous les québécois francophones de souche ont un ancêtre Percheron. Certains affirment que Zacharie Cloutier est l’ancêtre commun de tous ces Québécois francophones.

Il est donc indispensable de nous intéresser à cette émigration. Notre objectif est de faire un point sur les connaissances scientifiques liées à ce phénomène et de mettre en évidence l’originalité de cette émigration. En effet, Dès le 19ème siècle, les historiens ont affirmé la prédominance de la Normandie et du Perche dans le peuplement de la Nouvelle-France.

L’émigration percheronne vers le Canada est une émigration précoce. Elle débute en 1609, soit un an après la fondation de la ville de Québec. Arrivés plus tôt que les autres émigrants, les Percherons ont fixé les cadres de la nouvelle société dans laquelle les autres émigrants se sont ensuite intégrés. Aujourd’hui, les historiens estiment que les Québécois descendent de 6700 personnes parmi lesquelles 17% étaient normandes. Nous avons voulu rendre hommage à ces pionniers en vous les présentant.

 

Le parcours de l’exposition

L’exposition se compose de seize panneaux présentant les caractéristiques de l’émigration percheronne au Canada. Ces panneaux s’arrêtent aussi sur le parcours d’hommes et de femmes qui ont marqué l’histoire de la Nouvelle-France, tels Robert Giffard, Madame de la Peltrie, Julien Mercier, Zacharie Cloutier ou Jean Guyon.

 

 

 

 

Historique des expositions temporaires

Quand le Canada migre en France… Les artistes canadiens s'exposent à Tourouvre

Du 16 avril au 2 juin 2010

A partir du 17 avril 2010, Les Muséales de Tourouvre vous invitent à découvrir leur nouvelle exposition temporaire : Quand le Canada migre en France... les artistes s'exposent à Tourouvre. Cette exposition rassemble une quinzaine de peintres et de sculpteurs venus présenter leurs oeuvres au public bas-normand. A découvrir au Muséales jusqu'au 2 juin.

 

Ces bretons d'Amérique

Du 17 mars au 11 avril 2010

Après l’émigration percheronne vers l’Amérique du Nord, le Musée de l’Emigration française au Canada change de région et vous invite à découvrir l’aventure vécue par les Bretons.

Le breton Jacques Cartier a découvert le Canada. Il ouvrait la voie à beaucoup d’autres Français : explorateurs, missionnaires, colons… qui allaient eux-aussi vivre l’aventure du Nouveau-Monde. De nombreux Bretons ont émigré vers l’Amérique du Nord et ont contribué à écrire les pages les plus fameuses de l’histoire nord-américaine. Ainsi, on retrouve des Bretons lors de la colonisation de la Nouvelle-France, de la création de villages dans le far-west canadien, de la guerre d’Indépendance des Etats-Unis, ou encore de la ruée vers l’Or… L’exposition « Ces bretons d’Amérique » vous invite à découvrir cette histoire et plus largement à rencontrer les bretons nord-américains d’aujourd’hui. Qui sont-ils ? Quel métier exercent-ils ? Quels sports pratiquent-ils ?

 

Inuit, l'art de la tapisserie

Du 12 octobre au 31 décembre 2008

A l’occasion de l’Année polaire internationale, cette exposition réunissant 19 tapisseries de la collection privée Judith Burch est la première occasion pour le public français d’entrer en contact avec cette forme d'art inédite et uniquement canadienne.

L'utilisation des techniques traditionnelles de couture dans la production d'art textile a commencé chez les femmes de Baker Lake au Nunavut dans les années 1960. En empruntant une technique artistique étrangère, les femmes de Baker Lake ont créé des tapisseries qui sont devenues le véhicule idéal pour exprimer des siècles de tradition inuit.

 

 

 

La Grande Vague

ou la mémoire de l'eau salée

Du 30 juin au 23 septembre 2008

Cette œuvre est réalisée dans le cadre du 400ème anniversaire de la fondation de Québec.

 

A cette occasion la France a souhaité souligner les liens profonds d’amitié qui existent entre la France et le Québec depuis la Fondation de la ville par le français Samuel de Champlain, le 3 juillet 1608.

 

La France participera aux festivités programmées pour célébrer le 400e et créera l’événement pendant toute l’année 2008. Au nombre des manifestations d’envergure qui rythmeront la programmation culturelle du 400e, « La Grande Vague » figure en bonne place.

 

Cet événement célèbre l’arrivée des premiers « colons » partis de différentes provinces de France (Perche, Saintonge…).

 

« La Grande Vague ou la mémoire de l’eau salée » est une œuvre remplie de sens ou se mêle la création artistique et l’histoire pour témoigner de ce voyage fondateur.

« Des noms porteurs d’histoires

Des noms sculpteurs de pays

400 noms de famille comme autant de mémoires »

 

France, Nouvelle-France, naissance d'un peuple français en Amérique

Du 16 février au 4 mai 2008

 

Après l’exposition «Les peuples du chemin qui marche», le Musée de l’Emigration française au Canada prolonge le voyage à travers le temps et l’espace et vous emmène en Nouvelle-France. Cette fois, suivez le parcours de ces milliers de Français, colons, engagés ou «filles du roi», partis de Bordeaux, de La Rochelle, de Saint-Malo, de Dieppe ou de Honfleur pour s’établir dans la vallée du Saint-Laurent, en Acadie, dans la région des Grands Lacs ou en Louisiane dès le 16ème siècle.

 

Réalisée par Pointe-à-Callière, Musée d’histoire et d’archéologie de Montréal en partenariat avec le Château-Musée des ducs de Bretagne de Nantes, cette exposition présente les acteurs de cette migration et souligne l’importance des échanges qu’ils ont noués avec les Amérindiens. Venez découvrir les acteurs de cette formidable épopée et attardez vous sur les portraits de Samuel de Champlain, Pontiac, Donnacona, Pierre Chauvin ou encore Françoise Desportes, fille du roi.

 

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